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sapap

Déclaration intersyndicale au Comité d'entreprise

Dans la poursuite des actions menées les 12, 13 et 19 février pour l'augmentation générale des salaires, le secrétaire du Comité d'entreprise a fait cette déclaration au nom des élus lors du CE du 20 février.

Le 19 février, le Conseil d'administration a validé les comptes consolidés pour l'année 2014 avec un nouveau record historique de 402 millions d'euros de bénéfices nets.
60 % de ces bénéfices seront redistribués aux actionnaires en 2015, soit 241 millions d'euros, sous forme de dividendes (+ 32 % par rapport à 2014) alors que la direction a l'audace de proposer 0 % d'augmentation générale des salaires pour 2015.
Dans un contexte de négociations du CRE3, la direction justifie ce gel des salaires pour certains, afin d'envoyer un signe fort à l'Etat et aux compagnies aériennes quant à la maîtrise des charges courantes d'ADP.
Le Conseil d'administration du 19 février a examiné la part variable des deux mandataires sociaux pour 2014, ainsi que les perspectives pour 2015. Les mesures d'austérité retenues pour les salariés d'ADP seront-elles appliquées aux membres du Comex ? Au regard des pratiques salariales mises en place à la Caisse des dépôts et consignations, sous l'ère Romanet, on ne peut que s'interroger ?
Les représentants des salariés au Conseil d'administration ont eu les documents remis sur table sur ces deux sujets témoignant de l'opacité de ces mesures de rémunération variable.
La direction qui mène une politique unilatérale dans les relations sociales en dénigrant les salariés les comparant à "des coqs en pâte" et leurs représentants du personnel, assumera seule les conséquences de ses choix injustes et injustifiés.
Les élus ne peuvent que regretter une dégradation très forte du climat social depuis l'arrivée du PDG, qui réduit le dialogue social à sa plus simple expression. En revanche, il n'est pas un colloque, pas un forum, pas un média où le PDG n'est pas présent pour pérorer sur l'état du monde et donner des leçons de bonne gestion à la terre entière !
Plus les résultats financiers augmentent : plus de suppression d'emplois, plus d'austérité salariale, plus d'augmentation scandaleuse des inégalités au bénéfice d'une poignée de privilégiés, plus de mépris des salariés et de leurs représentants syndicaux, plus de sous-traitance, au sein du groupe et de la maison mère.
Le moment est venu de poser la question de la pertinence de cette logique uniquement financière qui ne sert que les intérêts de l'Etat et de quelques privilégiés, au détriment des salariés, du service public et du développement de nos infrastructures aéroportuaires.
Soutenir le secteur du transport aérien est louable. La direction d'ADP et les actionnaires doivent revoir leur niveau d'exigence en terme de rentabilité pour sortir de cette logique capitalistique.
Les salariés d'ADP revendiquent une augmentation générale des salaires qui corresponde à la richesse créée par le travail. Les manoeuvres de la direction pour diviser et fragiliser le mouvement unitaire sont multiples.

Face au mutisme de la direction sur la prise en compte de l'unique revendication : Augmentation générale et significative des salaires, les élus du Comité d'entreprise quittent la séance.

Grève du 27 juin 2014

A l'appel des syndicats CGT, CFE-CGC, Unsa/Sapap et FO, 80% des agents d'INA ont suivi la grève le 27 juin.

Cette mobilisation sans précédent a eu pour point d'orgue un rassemblement de salariés grévistes autour d'un barbecue organisé à Orly Parc.

Une délégation composée d'un représentant de chaque syndicat et cinq agents INA s'est rendue à Raspail pour remettre à Patrick Jeantet, Directeur Général Délégué, plus de 1600 signatures d'agents qui revendiquent :

• le retrait du projet de filialisation larvé d'INA
• le maintien des activités au sein d'ADP SA
• le respect et la défense du statut du personnel
• la ré-internalisation d'ADPI au sein d'ADP SA

Face à ces revendications, Monsieur Jeantet a opposé "une vision industrielle" sans développer son idée et la possibilité de modifier le système de mise à disposition actuel, défini dans le manuel de gestion.

Il a fait part de son étonnement quant à la présence de deux entités pour la même fonction (INA et ADPI) et pour lui, le statut du personnel coûte trop cher.

Lors de cette réunion, en présence de la délégation, Monsieur Jeantet s'est engagé à ne pas faire valider le projet pendant la période de congés d'été.

L'intersyndicale réitère l'attachement des salariés d'INA au statut du personnel, à leur métier et activité au sein d'ADP SA.

Par ailleurs le Comité d'entreprise examine toutes les procédures pouvant aider à contrer la direction sur ce dossier.

Les réponses de la direction concernant le devenir d'INA

Bref rappel du déclenchement du mécontentement des salariés d’INA : le 22 mai, annonce du transfert de l’activité de tri bagage et électromécanique d’INA au sein d’ADPI et en réaction des élus du CE, droit d’alerte déclenché le 17 juillet (cf. Relais de septembre 2014) et questions appelant des
réponses claires.

- Sur l’opération visant à externaliser INA

La réponse apportée par Monsieur Jeantet, DGD lors du CE du 18 septembre, ne laisse pas de place au doute : pas de filialisation ; des propos d’ailleurs
repris de la bouche du Président-directeur général Augustin de Romanet, lors de son intervention auprès des cadres d’INA.

- Sur le statut actuel d’ADP : ce statut l’empêche-t-il de répondre à des appels d’offre nationaux et internationaux sur les infrastructures aéroportuaires ?

Réponse de la direction : les motifs qui ont présidé à la création d’ADPI n’ont plus lieu d’être du fait du changement du statut de l’entreprise. L’obstacle juridique a disparu en 2008. “Néanmoins”, je cite “l’intégration d’ADPI au sein d’INA n’est pas envisageable, car le coût de production de l’ingénierie dans le groupe Aéroports de Paris est excessif”.
S’agissant des coûts directs (charges) et indirects (prix des projets conduits), la baisse du coût de production de l’ingénierie est donc la priorité. “L’intégration d’ADPI dans ADP tuerait immédiatement toute compétitivité à l’étranger et nous ferait perdre tous les contrats actuels” déclare d’ailleurs la direction. En disant cela, elle tire à boulet rouge sur les vilains petits canards d’INA. En l’état, l’avenir d’INA et des salariés qui le composent reste très incertain.

Des heures d’informations ont été aménagées par les organisations syndicales le 30 septembre dernier. Au vu des informations communiquées, les personnels sauront se prononcer sur les suites à donner, tant sur la poursuite du droit d’alerte que sur des actions, et ce afin de garantir le devenir de la Direction de l’ingénierie et de l’architecture.

Procédure d'alerte, suite

A l'issue des heures d'information liées au devenir d'INA, il a été décidé de poursuivre le droit d'alerte.
Dans ce cadre, un cabinet d'experts est désigné par le Comité d'entreprise pour étudier le dossier.

Octobre 2015 : La commission économique rend son rapport

Lors de la séance du 23 octobre 2014, les élus du Comité d’entreprise ont estimé les réponses de la direction insuffisantes (art. L.2323-78, al. 3 du Code du travail). En conséquence, la Commission économique a été mandatée pour établir un rapport (art. L.2325-23), assistée du cabinet d'expertise Progexa (art. L.2325-35 du Code du travail).
Dans ce cadre, les élus du Comité d’Entreprise ont posé les questions suivantes *:
1/ Sur la situation d’ADPI et celle d’INA et sur l’opération visant à externaliser INA
2/ Sur les différentes restructurations qui ont eu lieu depuis deux ans
3/ Sur la politique de l’emploi
4/ Sur la stratégie d’ADP et la négociation du prochain CRE

Pour établir ce rapport, la Commission économique s’est appuyée sur les travaux des différentes réunions, sur les rapports intermédiaires de notre expert Progexa ainsi que les documents et réponses fournis par la direction. Par ailleurs, elle s’est aussi appuyée sur le document présenté par la direction en séance du Comité d’entreprise le 16 juillet 2015 concernant la Direction Ingénierie et Aménagement ainsi que sur les éléments disponibles à date sur la signature du futur Contrat de régulation économique annoncé par la Direction d’ADP le 29 juillet 2015 et publié début septembre 2015.
Ce rapport de la Commission économique a été établi le 21 septembre 2015. Il a été approuvé par le Comité d’Entreprise au cours de la séance du 15 octobre 2015 par 17 voix Pour / 1 absent

Consultez l'intégralité du rapport